DELAIS DE PAIEMENT - LOI SUR LA MODERNISATION DE L’ECONOMIE (LME)

23 décembre 2008

LOI SUR LA MODERNISATION DE L’ECONOMIE (LME) DU 4 AOUT 2008 - MODIFICATION DES REGLES RELATIVES AUX DELAIS DE PAIEMENT

Avant la loi de modernisation de l’économie, les délais de paiement étaient un sujet majeur pour la vie des entreprises et étaient nettement supérieurs à la moyenne européenne (67 jours contre 57 jours en Europe).

Par la loi de Modernisation de L’Economie, le gouvernement cherche a minorer les délais de règlements en créant un cadre juridique. La nouvelle loi impose désormais un délai de paiement maximum en France

A compter du 1er janvier 2009, les délais de paiement entre entreprises sont plafonnés à 60 jours (ou 45 jours en fin de mois) et de 45 à 30 jours pour l’État. Ils commencent à courir à la date d’émission de la facture. Les entreprises peuvent retenir comme point de départ la date de réception des marchandises par accord interprofessionnel.

Concernant les intérêts moratoires, ils sont exigibles en cas de retard de paiement et sont renforcés : le taux plancher de ces intérêts moratoires passe de 1,5 fois le taux d’intérêt légal à 3 fois

En l’absence de délai figurant aux conditions de vente ou convenu entre les parties, le délai de règlement « supplétif » est fixé au trentième jour suivant la date de réception des marchandises ou d’exécution de la prestation demandée.

Ok, mais si le client se règle finalement pas dans les délais, existe-t-il des sanctions ?

En cas d’absence de conditions prévues dans le contrat, le taux d’intérêt de retard applicable, est égal au taux d’intérêt appliqué par la Banque centrale européenne à son opération de refinancement la plus récente, majoré de 10 points de pourcentage contre 7 point auparavant.

Outre ces pénalités de retard, des sanctions pénales peuvent être prononcées dans certaines circonstances.


Ces nouvelles dispositions s’appliquent aux contrats conclus à compter du 1er janvier 2009 et aux appels de commande postérieurs au 1er janvier 2009 dans le cas des commandes dites « ouvertes ».

CONCLUSION : Ce n’est pas vraiment une révolution… à vous de juger

Projet loi de finances 2009 - Loueur de meublĂ©s - Vers la fin d’une niche fiscale

4 novembre 2008

Afin de réserver le régime spécifique aux contribuables pour lesquels la location
meublée représente une véritable activité professionnelle, il est proposé de restreindre le champ d’application du régime de la location meublée professionnelle.
Seraient ainsi considérés comme loueurs en meublé professionnels, les contribuables inscrits au registre du commerce et des sociétés en qualité de loueur professionnel, pour lesquels les recettes annuelles retirées de cette activité :

- excèdent 23 000 euros ;
- et, de surcroît, représentent plus de 50 % des revenus d’activités professionnelles.
Ces conditions seraient appréciées au niveau du foyer fiscal.

Le régime d’exonération des plus-values de cessions réalisées par les loueurs en meublé professionnels serait modifié. Le régime d’exonération des plus-values des petites entreprises prestataires de services leur serait désormais applicable.
Les plus-values de cession des loueurs en meublé professionnels bénéficieraient alors d’une exonération totale tant que le montant annuel des recettes générées par cette activité serait inférieur à 90 000 euros.
Dans la mesure où des déficits antérieurs à l’acquisition ou à la livraison de l’immeuble se rattachent, comme les déficits postérieurs à la livraison de l’immeuble, à une même opération économique, il est proposé de faciliter leur imputation par les loueurs en meublé professionnels.
Ainsi, lorsqu’ils se rapportent à des dépenses engagées en vue d’une location meublée, les déficits antérieurs à l’acquisition ou à la livraison de l’immeuble pourraient être imputés sur le revenu global des années suivantes.
Ces déficits antérieurs seraient imputables, par fractions égales, sur le revenu global des trois premières années de location meublée tant que cette activité présente un caractère professionnel.
Il est proposé de tirer toutes les conséquences du caractère patrimonial de l’activité de loueur en meublé non professionnel pour les règles d’imposition du résultat.
Ainsi, la situation des loueurs en meublé non professionnels serait rapprochée, concernant les règles d’imputation des déficits, de celle des personnes imposées dans la catégorie des revenus fonciers.
Les déficits provenant de la location meublée non professionnelle seraient imputés sur le revenu global du contribuable dans la limite de 10 700 euros. Cette limite, appréciée au niveau du foyer fiscal, serait propre aux revenus de la location meublée et distincte de la limite d’imputation, du même montant, applicable aux revenus fonciers que percevrait par ailleurs le contribuable.
De plus, les déficits qui n’auraient pas pu être imputés sur le revenu global seraient imputables sur les revenus tirés de la location meublée non professionnelle des dix années suivantes.
S’agissant du régime micro, il serait proposé d’appliquer aux loueurs en meublé, pour le bénéfice du régime micro-BIC, les limites retenues pour les entreprises prestataires de services.

Ainsi, les loueurs en meublé bénéficieraient des obligations comptables et fiscales allégées du régime micro à la condition que le montant de leur chiffre d’affaires annuel hors taxes n’excède pas 27 000 euros (Seuil porté à 32 000 euros par la loi 2008-776 du 4 août 2008 de modernisation de l’économie, à compter du 1er janvier 2009). Le taux d’abattement applicable serait de 50 %.

L’ensemble de ces mesures s’appliquerait à compter de l’impôt sur le revenu dû au titre de l’année 2009.
Afin d’assurer la transition entre l’ancien et le nouveau régime et pour ne pas pénaliser les contribuables s’étant engagés avant 2009 dans l’activité de loueur en meublé professionnel, l’appréciation de la condition selon laquelle les recettes provenant de l’activité de location meublée doivent représenter au moins 50 % des revenus d’activités professionnelles du contribuable, serait adaptée.

(Extrait du projet de loi de finance)

Céder son entreprise - Des droits de mutations abaissés

4 novembre 2008

Afin de favoriser la reprise d’entreprise, la loi de modernisation de l’économie a baisser les droits de mutation.

La loi abaisse de 5 % à 3 % les droits de mutations à titre onéreux de fonds de commerce, qui pèsent
sur le repreneur, pour les fonds de commerce comme pour les cessions de droits pour les SARL.

Cas de la reprise de l’entreprise par des salariés ou un membre de la famille du propriétaire

Les droits de mutation à titre onéreux sont totalement exonérés si la valeur de l’entreprise est
inférieure à 300 000 euros.

Dans le cas d’une vente supérieure, les autres entreprises bénéficient d’un abattement de 300 000 euros sur la valeur de l’entreprise pour le calcul des droits de mutation à titre onéreux.

Conditions de la reprise

Désormais, le repreneur ne devra détenir que 25 % au moins du capital de la société (contre 50 %
auparavant) pour avoir le droit de reprendre l’entreprise. De plus, ce dispositif peut s’appliquer aux
reprises d’entreprise réalisées par les membres d’une même famille ou par plusieurs salariés de la
société.

Concrètement :

Monsieur X souhaite transmettre a son fils l’exploitation de son fonds de commerce d’une valeur de 240 000 euros pour départ à la retraite.

Avant la loi : Son fils aurait du payer des droits de mutation Ă  hauteur de 10 850 euros.
Maintenant : Absence de droits de mutation s’il s’engage à diriger l’entreprise pendant cinq ans.

Projet de loi de finances pour 2009 : suppression de l’IFA en trois ans

3 novembre 2008

A compter du 1er janvier 2009, la limite supérieure de la première tranche du barème actuel de l’IFA serait relevée de 400 000 euros à 1 500 000 euros.

A compter du 1er janvier 2010, cette limite serait portée à 15 000 000 €. Enfin, à compter du 1er janvier 2011, l’IFA serait définitivement supprimée

Le régime de la micro-entreprise

3 novembre 2008

Ce dispositif est d’ordre fiscal. Les personnes intĂ©ressĂ©es par ce rĂ©gime doivent s’immatriculer auprès du Centre de formalitĂ©s des entreprises (CFE) compĂ©tent en qualitĂ© de travailleur indĂ©pendant, et doivent cotiser au rĂ©gime social des travailleurs non-salariĂ©s. En effet, selon l’Urssaf, est travailleur indĂ©pendant, toute personne physique qui exerce une activitĂ© professionnelle non salariĂ©e non agricole, aussi rĂ©duite soit-elle, et quel que soit le montant des revenus qu’elle lui procure (mĂŞme si elle exerce par ailleurs une activitĂ© salariĂ©e).

Entreprises concernées
Les entreprises individuelles dont le chiffre d’affaires annuel n’excède pas :

  • 80 000 euros HT pour les exploitants dont le commerce principal est de vendre des marchandises, des objets, des fournitures et des denrĂ©es Ă  emporter ou Ă  consommer sur place ou de fournir un logement (hĂ´tellerie, locations de meublĂ©s…).
  • 32 000 euros HT pour les autres prestataires de services relevant des BIC et les professionnels relevant des BNC.

ActivitĂ©s mixtes : lorsque l’activitĂ© de l’entreprise se rattache aux deux catĂ©gories dĂ©finies ci-dessus, le rĂ©gime micro n’est applicable que si son CA HT global annuel n’excède pas 80 000 euros et si le CA HT annuel affĂ©rent aux activitĂ©s de la deuxième catĂ©gorie ne dĂ©passe pas 32 000 euros.
Les entreprises relevant du secteur du bâtiment et certains artisans entrent dans cette catĂ©gorie lorsqu’ils fournissent les matĂ©riaux entrant Ă  titre principal dans l’ouvrage Ă  exĂ©cuter : maçons, menuisiers, peintres, Ă©bĂ©niste… (rĂ©ponse ministĂ©rielle du 24 mars 2003 n° 6659).
Par contre, lorsque l’entrepreneur ne fournit que des produits accessoires, il relève de la limite de 32 000 euros : cordonniers, teinturiers, blanchisseurs, imprimeurs ne fournissant pas le papier…
Ces entreprises doivent par ailleurs bénéficier de la franchise en base de TVA ou être exonérées de TVA au titre de leur activité.
L’option expresse pour le paiement de la TVA entraĂ®ne donc l’exclusion de ce rĂ©gime.

Quelles sont les entreprises et activités exclues de ce régime ?

  • les sociĂ©tĂ©s,
  • les organismes sans but lucratif,
  • les marchands de biens, les lotisseurs et agents immobiliers,
  • certains constructeurs,
  • les opĂ©rations de location de matĂ©riels ou biens de consommation durable, sauf lorsqu’elles prĂ©sentent un caractère accessoire et connexe,
  • les opĂ©rations sur marchĂ©s financiers,
  • les officiers publics et ministĂ©riels.

Comment sont appréciées ces limites de 80 000 et 32 000 euros ?

  • BNC : recettes perçues au cours de l’annĂ©e.
  • BIC : la limite s’apprĂ©cie par rapport Ă  l’ensemble des recettes correspondant aux crĂ©ances acquises. Toutefois, les intĂ©ressĂ©s peuvent prendre en compte uniquement les recettes effectivement perçues (comme en matière de BNC) Ă  condition de procĂ©der de la mĂŞme manière tous les ans.

Ces limites doivent ĂŞtre ajustĂ©es lorsque l’activitĂ© commence ou cesse en cours d’annĂ©e (Ă  l’exception des entreprises intermittentes ou dites “saisonnières”).
Le seuil de chiffre d’affaires doit ĂŞtre ajustĂ© au prorata du temps d’exercice de l’activitĂ©, si vous crĂ©ez votre entreprise au cours de l’annĂ©e.

Par exemple, un consultant qui dĂ©bute son activitĂ© le 1er avril 2008 sous la forme juridique d’entreprise individuelle, ne pourra bĂ©nĂ©ficier du rĂ©gime de la micro-entreprise au titre de l’annĂ©e 2008 que si ses recettes n’excèdent pas : (32 000 x 275 jours) / 365 jours = 24109.58 euros.
Que se passe-t-il en cas de dĂ©passement de ces seuils en cours d’annĂ©e ?
L’entreprise reste placĂ©e sous le rĂ©gime de la micro-entreprise l’annĂ©e en cours et l’annĂ©e suivante si son chiffre d’affaires ne dĂ©passe pas :-

  • 88 000 euros pour les livraisons de biens, les ventes Ă  emporter ou Ă  consommer sur place ou les prestations d’hĂ©bergement,
  • 34 000 euros pour les autres prestations de services.

Pendant cette période de tolérance :

  • l’abattement reprĂ©sentatif des frais professionnels s’applique sur la totalitĂ© du chiffre d’affaires de l’entreprise, y compris sur la partie excĂ©dentaire,
  • en cas de dĂ©passement des seuils de 84 000 euros ou de 30 500 euros, l’entreprise perd le bĂ©nĂ©fice de la franchise en base de TVA, et donc du rĂ©gime de la micro-entreprise Ă  compter du 1er jour du mois de dĂ©passement.

Le rĂ©gime fiscal applicable Ă  l’entreprise après cette pĂ©riode de tolĂ©rance va dĂ©pendre du chiffre d’affaires qu’elle va rĂ©aliser l’annĂ©e suivant le dĂ©passement des seuils de 80 000 ou 32 000 euros :

  • si son chiffre d’affaires est infĂ©rieur Ă  80 000 ou 32 000 euros, l’entreprise sera toujours soumise au rĂ©gime de la micro-entreprise Ă  compter du 1er janvier de l’annĂ©e suivante,
  • si son chiffre d’affaires est supĂ©rieur Ă  80 000 ou 32 000 euros, l’entreprise bascule au rĂ©gime rĂ©el d’imposition Ă  compter du 1er janvier de l’annĂ©e suivante.

Exemple : au cours de l’annĂ©e 2008, un artisan rĂ©alise des prestations de services pour un montant global de 28 500 euros.
Il restera placĂ© sous le rĂ©gime de la micro-entreprise pour la fin de l’annĂ©e 2008 et l’annĂ©e 2009 si son chiffre d’affaires au cours de ces deux annĂ©es ne dĂ©passe pas 34 000  euros.

En 2010, l’artisan sera imposĂ© selon le rĂ©gime fiscal :

  • de la micro-entreprise si son chiffre d’affaires dĂ©gagĂ© en 2009 n’excède pas 32 000 euros,
  • du rĂ©el d’imposition si son chiffre d’affaires dĂ©gagĂ© en 2009 excède 32 000 euros.

Principes de ce régime
L’entrepreneur ne facture pas de TVA, mais attention, il ne rĂ©cupère pas non plus la TVA acquittĂ©e sur ses propres achats ou investissements.

En effet, pour ĂŞtre placĂ© sous le rĂ©gime micro, l’entrepreneur doit, soit ĂŞtre exonĂ©rĂ© de TVA du fait de son activitĂ©, soit bĂ©nĂ©ficier de la franchise en base de TVA.
Ces personnes sont dispensĂ©es d’Ă©tablir une dĂ©claration fiscale au titre des BNC et BIC.
Il leur suffit de porter sur leur dĂ©claration d’ensemble de revenus n° 2042 le montant de leur CA (BIC) ou de leurs recettes (BNC) ainsi que les Ă©ventuelles plus ou moins-values rĂ©alisĂ©es ou subies au cours de l’annĂ©e concernĂ©e.
Elles sont seulement tenues d’indiquer sur leur dĂ©claration de revenus un certain nombre d’Ă©lĂ©ments dans la partie

« Informations gĂ©nĂ©rales » afin de permettre l’Ă©tablissement de la taxe professionnelle, notamment : leur Ă©tat civil, le numĂ©ro SIRET de leur Ă©tablissement principal, l’adresse de ce dernier, le nombre de salariĂ©s, et la nature du revenu rĂ©alisĂ© (BIC ou BNC).
Le bĂ©nĂ©fice imposable est dĂ©terminĂ© par l’administration fiscale qui applique au chiffre d’affaires dĂ©clarĂ© un abattement forfaitaire pour frais professionnels de :

  • 71 % du CA pour les activitĂ©s d’achat/revente, et les activitĂ©s de fourniture de logement
  • 50 % du CA pour les autres activitĂ©s relevant des BIC,
  • 34 % du CA pour les BNC,

avec un minimum d’abattement de 305 euros.
Ce rĂ©gime s’applique de plein droit, sauf option pour un autre rĂ©gime.
Option pour un régime réel
Une entreprise entrant dans le champ d’application du rĂ©gime micro a la possibilitĂ© d’opter pour un rĂ©gime rĂ©el avant le :
1er février de la première année au titre de laquelle elle souhaite bénéficier de ce régime si elle relève des BIC,
30 avril de l’annĂ©e suivante si elle relève des BNC (option pour le rĂ©gime de la dĂ©claration contrĂ´lĂ©e).
PrĂ©cision : les entreprises nouvelles peuvent opter pour un rĂ©gime rĂ©el d’imposition jusqu’Ă  la date de dĂ©pĂ´t de leur première dĂ©claration de rĂ©sultats.
L’option est valable 2 ans tant que l’entreprise reste de façon continue dans le champ d’application du rĂ©gime micro. Elle est reconduite tacitement par pĂ©riode de 2 ans.

PrĂ©cision : si au cours de la pĂ©riode d’imposition au rĂ©gime du rĂ©el, l’entreprise rĂ©alise un chiffre d’affaires infĂ©rieur aux limites de la micro-entreprise, l’option pour le rĂ©gime du rĂ©el devient caduque. Deux cas sont alors possibles :

  • soit l’entreprise “bascule” dans le rĂ©gime de la micro-entreprise au 1er janvier de l’annĂ©e suivant celle au cours de laquelle le chiffre d’affaires est devenu infĂ©rieur aux limites d’application de ce rĂ©gime si l’activitĂ© est soumise Ă  TVA, ou dès l’annĂ©e du basculement si l’activitĂ© est exonĂ©rĂ©e de TVA.
  • soit l’entreprise opte pour le rĂ©gime du rĂ©el simplifiĂ© avant le 1er fĂ©vrier de l’annĂ©e suivante pour une activitĂ© relevant des BIC et le 30 avril de la 2ème annĂ©e suivante pour une activitĂ© relevant des BNC. Ce rĂ©gime s’appliquera alors pour les deux annĂ©es suivantes.

Taxe professionnelle
Le rĂ©gime “micro” ne concerne que la dĂ©claration des bĂ©nĂ©fices imposables ainsi que la TVA.
Les entreprises placées sous ce régime ne sont cependant pas dispensées du paiement de la taxe professionnelle.
Elles doivent donc remplir, avant le 31 dĂ©cembre de l’annĂ©e de dĂ©but d’activitĂ©, une dĂ©claration provisoire de taxe professionnelle.
L’assiette de la taxe professionnelle est, par la suite, dĂ©terminĂ©e par l’administration fiscale au vu, notamment, des Ă©lĂ©ments mentionnĂ©s sur la dĂ©claration de revenus.

Taxe sur les salaires
Les entreprises placĂ©es sous le rĂ©gime “micro” sont exonĂ©rĂ©es de taxe sur les salaires pour les rĂ©munĂ©rations versĂ©es. En revanche, l’entrepreneur reste redevable des charges sociales dues au titre de l’embauche de salariĂ©s.

Obligations comptables
Tenue d’un livre-journal dĂ©taillant les recettes.
A noter : les entreprises peuvent enregistrer les opérations à la date figurant sur le relevé bancaire ou postal.
Pour les activitĂ©s relevant du rĂ©gime micro-BIC, tenue d’un registre rĂ©capitulatif par annĂ©e prĂ©sentant le dĂ©tail des achats (sauf pour les entreprises qui ne sont pas, de par leur activitĂ©, assujetties Ă  la TVA).
Conservation de l’ensemble des factures et pièces justificatives relatives aux achats, ventes et prestations de services qu’elles ont rĂ©alisĂ©es.
A noter : les justificatifs des frais généraux accessoires ne sont pas à produire. Les frais de carburant peuvent être évalués forfaitairement selon le barème fiscal publié chaque année.

Les assujettis bĂ©nĂ©ficiant de la franchise en base de TVA doivent Ă©mettre des factures comportant la mention ” TVA non applicable, article 293 B “.

Obligations administratives
Les intĂ©ressĂ©s doivent demander leur inscription au registre du commerce et des sociĂ©tĂ©s s’ils ont la qualitĂ© de commerçant, au rĂ©pertoire des mĂ©tiers s’ils sont artisans, ou Ă  l’Urssaf s’ils sont professionnels libĂ©raux indĂ©pendants (par l’intermĂ©diaire du CFE compĂ©tent).

Le statut de l’auto-entrepreneur

31 octobre 2008

La loi de modernisation crĂ©e le statut de l’auto-entrepreneur. Le but est de faciliter la crĂ©ation d’entreprise en allĂ©geant les formalitĂ©s de crĂ©ation, de gestion et en faisant bĂ©nĂ©ficier l’auto-entrepreneur d’un rĂ©gime simplifiĂ© de paiement de l’impĂ´t et des prĂ©lèvements sociaux.

A la création :

Les personnes physiques exerçant une activitĂ© commerciale ou artisanale bĂ©nĂ©ficiant de ce rĂ©gime social de la micro-entreprise sont dispensĂ©es d’immatriculation au RCS ou au rĂ©pertoire des mĂ©tiers. La seule obligation dĂ©clarative restera une dĂ©claration au CFE (centre de formalitĂ© des entreprises).

Au cours de l’activité :

1)    Une simplification du paiement des cotisations sociales.

Au compter du 1er janvier 2009, les entrepreneurs individuels BIC et BNC qui entrent dans le cadre du rĂ©gime micro-entreprises peuvent opter pour un mĂ©canisme allĂ©gĂ© permettant de bĂ©nĂ©ficier d’un versement libĂ©ratoire pour leurs cotisations et contributions sociales.

Par ce système, les cotisations mensuelles ou trimestrielles seront calculĂ©es sur la base du chiffre d’affaires ou des revenus commerciaux rĂ©alisĂ©s le mois ou le trimestre prĂ©cĂ©dent.

Le taux devrait être après fixation définitive d’un décret a venir de :

  • 12% pour les activitĂ©s de vente ou de fourniture de logement ;
  • 21,3% pour les activitĂ©s de services.

2)    Une simplification du paiement de l’imposition sur le revenu.

En parallèle, a compter du 1er janvier 2009, les entrepreneurs individuels ayant optĂ© pour le versement libĂ©ratoire pour leurs cotisations sociales, pourront sous certaines conditions opter par la suite pour le prĂ©lèvement libĂ©ratoire d’impĂ´t sur le revenu.
Pour ce faire, le revenu fiscal de rĂ©fĂ©rence au titre de l’avant dernière annĂ©e doit ĂŞtre infĂ©rieur Ă  la limite supĂ©rieure de la troisième tranche du barème de l’IR.

A l’instar du forfait pour les prĂ©lèvements sociaux, le prĂ©lèvement libĂ©ratoire d’impĂ´t sur le revenu sera basĂ© sur une fraction du chiffre d’affaires, mensuellement ou trimestriellement.

Selon l’activité, les taux applicables seront les suivants :

  • 1% pour les entreprises de vente ou de fourniture de logement ;
  • 1,7% pour les entreprises de prestations de services ;
  • 2,2% pour les titulaires de BNC.

3)    Une exonération de la taxe professionnelle
Les exploitants ayant optĂ© pour le nouveau versement libĂ©ratoire peuvent bĂ©nĂ©ficier d’une exonĂ©ration de taxe professionnelle pour deux ans Ă  compter de l’annĂ©e qui suit celle de la crĂ©ation de l’entreprise.

Rappel des règles de base de la micro-entreprise :

Les Seuils :

Seuils de la micro et de la franchise de TVA :

  • 80 000 € HT pour la vente de marchandises
  • 32 000 € HT pour les prestataires de services

Intérêt :
Limitation des obligations comptables : tenue d’un livre de recettes.

Vers une protection du patrimoine de l’entrepreneur individuel accrue

31 octobre 2008

Anciennement, l’entrepreneur individuel avait la possibilité en allant voir son notaire de rendre insaisissable son habitation principale. Désormais, l’insaisissabilité est étendue à son habitation principale et à l’ensemble de ses biens fonciers bâtis ou non qui ne sont pas affectés à un usage professionnel.

Vers une découverte du bilan

31 octobre 2008

Nous constatons en général que la remise d’une liasse fiscale ou d’une plaquette des comptes n’est pas pour vous un élément communiquant.
La comptabilité est encore trop perçue comme une obligation légale, elle est pourtant un outil utile au pilotage de votre entreprise.
L’information financière est notre matière première. Nous la collectons, la travaillons et tentons de la transmettre de façon intelligible Ă  nos clients.
Ce document vise a vous expliquer les documents qui vous sont remis lors de votre rendez vous de bilan.

TĂ©lĂ©charger le document “Vers une dĂ©couverte de mon bilan

Loi de modernisation de l’Ă©conomie : AttĂ©nuer l’effet des seuils financiers quand la sociĂ©tĂ© franchit le seuil de 10 ou de 20 salariĂ©s

31 octobre 2008

Lorsque les entreprises par leur croissance passe les seuils de 10 ou 20 salariés, les incidences en terme de charges fiscales et sociales peuvent être significatives. Pour pallier a cette contrainte, la loi crée une période de trois ans (jusqu’à fin 2010) pendant laquelle les cotisations sociales n’augmentent pas lorsque l’entreprise recrute de nouveaux salariés et franchit ces seuils ; (qu’il s’agisse de croissance interne ou externe).

  • Participation Ă  la formation professionnelle continue en cas de franchissement du seuil de 20 salariĂ©s, entre 2008 et 2010 => gel pendant trois ans du taux puis lissage pendant les 3 annĂ©es suivantes ;
  • ExonĂ©rations de cotisations pour l’embauche d’apprentis pendant 3 ans si l’entreprise dĂ©passe le seuil de 11 salariĂ©s en 2008, 2009 et 2010 ;
  • Coefficient majorĂ© de la rĂ©duction Fillon pendant 3 ans en cas de dĂ©passement du seuil de 19 salariĂ©s en 2008,2009 et 2010 ;
  • DĂ©duction forfaitaire liĂ©e aux heures supplĂ©mentaires, en cas dĂ©passement du seuil de 20 salariĂ©s en 2008, 2009 et 2010, l’entreprise garde pendant 3 ans la majoration de la dĂ©duction ;
  • Contribution FNAL majorĂ©e n’est pas due si l’entreprise dĂ©passe le seuil de 20 salariĂ©s en 2008, 2009 et 2010 ; pendant les 3 annĂ©es suivantes, le taux de droit commun est diminuĂ© ;
  • Versement transport : en cas de reprise d’entreprise, si l’entreprise atteint le seuil de 10 salariĂ©s elle continue a bĂ©nĂ©ficier de la dispense de versement.

Loi de modernisation de l’Ă©conomie : Une incitation a une rĂ©duction des dĂ©lais de paiements Ă  60 jours

31 octobre 2008

A compter du 1er janvier 2009, les délais de paiement entre entreprises sont plafonnés à 60 jours (ou 45 jours fin de mois). Le délai de 60 jours commence à courir à la date d’émission de la facture. Les entreprises peuvent retenir comme point de départ la date de réception des marchandises par accord interprofessionnel.

Sanctions et pénalités de retard

Les pénalités sont exigibles en cas de retard de paiement. Elles sont renforcées pour être plus
dissuasives : le taux plancher des pénalités de retard passe de 1,5 fois le taux d’intérêt légal à 3 fois. Avec la loi, tout délai de règlement supérieur au délai maximal prévu par la loi est désormais abusif. Toute personne intéressée peut faire valoir cette disposition devant le juge civil.

Délai de paiement maximum dérogatoire

A titre exceptionnel, il peut être accordé temporairement à certains secteurs ayant conclu des accords interprofessionnels. En effet, le plafonnement à 60 jours peut dans certains cas engendrer des difficultés d’adaptation pour certains secteurs, comme l’automobile qui a un cycle d’exploitation lent avec des stocks importants et diversifiés.